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La revue La Licorne est une revue de langue et littérature françaises de l’Université de Poitiers, devenue collection des Presses Universitaires de Rennes depuis 2003. La Licorne symbolise entre autres la fécondité spirituelle : avec 80 numéros en 30 ans, la revue La Licorne a éprouvé pour son trentième anniversaire le besoin de faire le point sur cette fécondité spirituelle.
Le premier objectif de ce site est de proposer une "archive" de la revue au sens où l’entendait Michel Foucault. On y trouvera donc :
Par ailleurs, ce site a pour vocation de prolonger les activités scientifiques de la revue et de son comité de rédaction. Ce site se veut un espace de recherche, un complément à la revue papier, notamment dans le domaine de la littérature contemporaine (rubrique "Approches du contemporain"), et offrant une alternative de publication de "Cahiers" en ligne ("Cahiers Shakespeare en devenir","Cahiers Jacques Roubaud", "Cahiers littérature jeunesse"...) selon un format plus souple que la collection papier.
Dernière mise à jour : 14 mai 2012
Actualités
13 décembre 2011
Une somme contre la "sensure"
"Une somme contre la "sensure" (privation de sens) : parution de L'Outrage aux mots de Bernard Noël, réunissant les écrits politiques du poète. À lire pour croire peut-être encore à la Révolution.
En savoir plus...
1 janvier 2011
Les prochains numéros à paraître en 2011-12
• "Le Théâtre de Lagarce du point de vue de la joie"
Il semble à première vue que cette perspective de lecture du théâtre de Jean-Luc Lagarce, qui associe son théâtre à la joie, contrevienne aux idées reçues (déjà ! pour une œuvre pourtant accueillie de fraîche date…) qui tendent à le spécialiser au contraire dans la défaite de la vie vouée à la maladie mortelle, aux malentendus qui briment la communication entre les êtres, à une souffrance sans issue… La biographie de l’auteur même alimente le sentiment pathétique d’une existence prématurément terminée, dont l’œuvre ne pourrait que restituer la tragique image. Alors pourquoi parler d’un « théâtre du point de vue de la joie » ? Ou comment peut-on en parler depuis la joie ? Eh bien, il faut sans doute regarder d’un peu plus près les définitions de la joie, souvent philosophiques, pour se convaincre assez rapidement que l’œuvre de Jean-Luc Lagarce peut, quand même, être ainsi abordée…
L’étymologie nous fournit une première piste de travail, puisque la joie, issue du latin gaudium, est un terme formé sur la racine indo-européenne *jug, qui signifie « lien », et cette racine, nous précise-t-on, donne lieu à des termes comme joug et yoga, faisant donc signe, d’un côté, à la soumission, et d‘un autre, à (une forme de) la sagesse. Il ne s’agira pas tant, ici, de considérer le théâtre de Jean-Luc Lagarce comme une illustration littérale de la joie, mais selon sa capacité à travailler cette notion de joie. Et la source étymologique du terme, signifiant donc « lien », à titre de premier indice, peut nous inciter à rendre compte de tous les réseaux de communication tressés entre les personnages, y compris dans leurs failles (plutôt que leurs faillites, puisque d’une manière ou d’une autre, il y a bien communication, il y a bien transmission de sens, dans les failles mêmes des discours qui fondent aussi tout leur dynamisme, failles et sens confondus auxquels les personnages de Jean-Luc Lagarce ne sont ni sourds ni insensibles, même si les mots voient souvent leur sens déplacé). Le théâtre de Jean-Luc Lagarce met bel et bien en travail la question du lien, cette source lexicale et sémantique fondatrice de la joie.
Quant aux définitions de la joie, Gilles Deleuze dans son Abécédaire, part de Spinoza, réputé le philosophe de la joie, passe par Nietzsche puis, un peu, par Foucault. Ce faisant, sa conception de la joie apparaît problématisée, c’est-à-dire munie d’un point de vue. Et cette problématisation est accentuée par la question que lui pose Claire Parnet. Car elle ne se contente pas de lui demander une définition de la joie : elle lui demande ce qui, selon lui, distingue la joie de la tristesse. Deleuze munit donc la joie de ses zones d’ombre et de lumière, dit la joie et son opposé, dit comment et pourquoi. C’est ainsi, me semble-t-il, que nous pouvons, à partir de sa réflexion, lire – questionner – le théâtre de Jean-Luc Lagarce.
Ce sont là des pistes intéressantes, à mon avis, pour aborder le théâtre de Jean-Luc Lagarce, du point de vue de la joie, donc, qui donne une perspective, un horizon, mais aussi compte tenu de tous les aléas du parcours pour y parvenir. Je pense que c’est là un processus dramaturgique dynamique que l’on retrouve par pans entiers dans les textes qui nous occupent : Dernier remords avant l’oubli, et Juste la fin du monde.
• "Dans l'atelier du style, du manuscrit à l'œuvre publiée"
• "OULIPO"
• "La Trame et le tableau"
• "Dire le travail"
• "Hors norme"
30 septembre 2010
Inauguration du site web des Cahiers Shakespeare en devenir
Dans le prolongement de ses activités éditoriales, la revue La Licorne propose les Cahiers, des publications réalisées exclusivement sous forme électronique et libres d’accès. Il s’agit de Cahiers dévolus à un écrivain, à une problématique, ou à un corpus particulier. Les Cahiers Shakespeare en devenir ont ainsi pour vocation première de créer des liens signifiants entre l’époque de Shakespeare et la nôtre. Il s’agit de s’interroger sur ce que l’œuvre de Shakespeare est devenue au fil des siècles, au gré des cultures, et sur la manière dont elle continue d’évoluer aujourd’hui. Retrouvez désormais les Cahiers "Shakespeare en devenir" à l'adresse suivante : http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr
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