Numéro 91

Beckett, le mot en espace – Autour du premier théâtre

Publié en ligne le 09 avril 2010

Etudes réunies et présentées par

Françoise Dubor et Anne-Cécile Guilbard

L’évolution, chez Beckett, de son premier théâtre (En attendant Godot – 1952, Fin de partie – 1957, Oh les beaux jours – 1961…) à ses pièces télévisées (Pas moi, Trio du fantôme, …que nuages… – 1977, Nuit et rêve, Quad – 1981) révèle une réduction progressive : d’une mise en espace du mot vers la figuration d’un silence visible, via les dispositifs construits dans et par les romans qui engagent par le travail des mots seuls les enjeux d’une esthétique originale. Son premier théâtre, qui se présente dès lors comme l’expérience inédite d’une confrontation à l’espace concret, pourrait être considéré comme un point nodal dans son œuvre. Que devient l’espace lorsque, porté par les mots (ceux du texte de l’auteur), il vient à les porter lui-même (sur la scène – la didascalie générant objets et mouvements, le discours, livré à l’interruption et à la correction, générant sa propre rature ? En matière de création, qu’advient-il des mots chez un auteur, s’il en considère l’usage comme un emprunt, et comme une usure ? « J’emploie les mots que tu m’as appris. S’ils ne veulent plus rien dire apprends m’en d’autres. Ou laisse-moi me taire », dit Clov à Hamm dans Fin de partie. Et que vaut, dans ce premier théâtre, l’hypothèse de sa conception comme art abstrait ? la scène devient-elle le support du mot ? le lieu de son épuisement ? celui de sa défiguration littéraire au profit d’une figuration plastique ? L’inventaire, la répétition, la circonscription par les mots d’un objet ou d’un sens, le « mal dit » de Beckett, forment encore des figures qu’on trouve dans le texte aussi bien que dans ses schémas ou les déplacements que dessinent les personnages – autres mots – sur le plateau.On stage / on page, l’œuvre de Beckett concentre ainsi de nombreuses modalités de confrontation du mot et de l’espace, interrogeant fortement la notion même de représentation. Cette réunion d’articles est une façon de proposer un prolongement à l’effervescence produite par le centenaire de la naissance de l’auteur en 2006 pour renouveler notre perception et notre compréhension de son œuvre la plus célèbre.

  • Avant-propos. Par Françoise Dubor et Anne-Cécile Guilbard

    [ Article non disponible en ligne]

ÉCRITURES

  • Jouer à attendre Godot ou l’épuisement deleuzien. Par Isabelle Ost

    [ Article non disponible en ligne]

  • Au commencement était l’adverbe. Par Stéphane BIKIALO

    [ Article non disponible en ligne]

DIMENSION

  • « (Un temps.) ». Par Luc VIGIER

    [ Article non disponible en ligne]

  • « Faire surface » : affect et plasticité dans Oh les beaux jours. Par Guillaume Gesvret

    [ Article non disponible en ligne]

  • Beckett panoramique. Par Mireille Raynal

    [ Article non disponible en ligne]

JEU

  • « Dire oui à la boue ». Par Peter Brook

    [ Article non disponible en ligne]

  • « …Que des mots…». Par Françoise Dubor

    [ Article non disponible en ligne]

  • W.. Par Joël Jouanneau

    [ Article non disponible en ligne]

Illustration Beckett, le mot en espace – Autour du premier théâtre

Nombre de pages : 145

ISBN : 978-2-7535-1085-2

Prix TTC : 15 euros

Date de parution :

01 avril 2010

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Vanessa Merle
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